Il est 23h. Tu viens de signer ton premier vrai contrat client. Tu devrais être content. À la place, tu es devant ton ordinateur, seul, en train de te demander si tu factures en Sàrl ou si tu restes indépendant, si tu dois provisionner la TVA maintenant ou plus tard, et si le prix que tu viens d'annoncer est le bon. Personne dans la pièce pour te dire « oui, vas-y » ou « non, attends ». Juste toi, et la décision.
Le problème n'est pas le travail. C'est l'absence de recul.
Je vois cette scène revenir sans arrêt au cabinet — chez des coachs, des consultants, des artisans, des anciens salariés qui se lancent après un licenciement ou une reconversion.
Ce n'est jamais la charge de travail qui les épuise en premier. C'est autre chose : l'absence de quelqu'un pour valider, contredire, ou simplement dire « j'ai déjà vu ce cas-là, voilà ce qui marche ».
Dans une entreprise, une décision stratégique se discute en réunion, se challenge, se corrige avant d'être exécutée. Seul, tu es à la fois celui qui décide et celui qui exécute — sans le filtre entre les deux.
Ce n'est pas un problème de compétence. C'est un problème de structure.
Trois angles morts qui coûtent cher
Premier angle mort : l'isolement décisionnel. Tu prends dix décisions stratégiques par semaine — un prix, un positionnement, un investissement, une embauche à venir — sans personne pour les challenger avant qu'elles ne deviennent irréversibles.
Deuxième angle mort : les outils qui ne se parlent pas. Ton business plan est dans un Google Doc. Ton pipeline de prospects, dans un tableau Excel que tu oublies de mettre à jour. Tes questions à ChatGPT, perdues dans un historique de conversation qui ne connaît rien de ton dossier réel. Tu passes plus de temps à faire le lien entre tes outils qu'à avancer dedans.
Troisième angle mort : les règles suisses que personne ne t'explique. AVS, passage du statut de demandeur d'emploi (art. 71a LACI) à indépendant, seuil où basculer de raison individuelle en Sàrl — ce sont des décisions à impact fiscal réel, et les IA génériques que tu utilises n'en savent rien. Elles répondent avec une logique américaine à une question suisse.
Tu n'es pas seul parce que tu as choisi d'être seul. Tu es seul parce que personne n'a construit l'outil qui comble ce vide-là.
Ce que j'ai fini par construire, parce que j'en avais besoin moi-même
Je ne suis pas parti d'une étude de marché. Je suis parti de mon propre licenciement, l'hiver dernier, et de la question toute bête que je me suis posée en construisant SeedJobs : si un indépendant qui se lance n'a personne pour relire ses décisions, qu'est-ce qui pourrait jouer ce rôle-là, sérieusement, sans se substituer à lui ?
C'est de cette question qu'est né Nova Solo — un copilote IA pensé pour l'indépendant suisse, pas pour l'indépendant en général.
Concrètement, ça tient en sept modules qui se parlent entre eux : un diagnostic qui analyse ta situation et génère une feuille de route à 90 jours, un générateur de business plan qui utilise tes vrais chiffres — au format attendu par les banques suisses —, un CRM de prospection avec des emails d'approche rédigés dans le ton de ton secteur, un module finances qui simule concrètement le passage du statut de demandeur d'emploi à celui de dirigeant de Sàrl, un assistant conversationnel qui connaît ton dossier plutôt que de te répondre dans le vide, et un cabinet de six experts IA — stratège, juriste, financier, coach, commercial, administratif — disponibles quand tu en as besoin, pas seulement aux heures de bureau.
Le tout en français, en suisse-allemand et en italien. Données hébergées en Europe, conformes à la nLPD.
Ce que Nova Solo n'est pas
Je préfère le dire clairement, parce que la clarté vaut mieux que le teasing marketing.
Nova Solo n'est pas fait pour une entreprise de plus de cinq personnes — à ce stade, tu as besoin d'une équipe, pas d'un copilote. Ce n'est pas un générateur de CV. Et ce n'est pas une IA générique repeinte en violet avec le mot « business » collé dessus : chaque module est construit autour du contexte suisse — le vrai, celui avec l'AVS et l'article 71a, pas une approximation.
C'est fait pour toi si tu es indépendant, en création ou déjà en activité. Si tu es demandeur d'emploi et que tu envisages l'art. 71a LACI pour te lancer. Si tu es consultant, coach, artisan ou freelance, basé en Suisse, et que tu en as assez de jongler entre cinq outils qui ne se parlent pas.
Seul pour décider. Augmenté pour agir.
C'est la phrase qui résume tout, et ce n'est pas un slogan creux : être indépendant, ça reste toi qui décides, en dernier ressort. Nova Solo ne décide pas à ta place. Il t'évite d'arriver devant chaque décision les mains vides.
L'objectif, aujourd'hui, c'est de le faire vraiment bien pour l'indépendant suisse — romand, alémanique, tessinois. Et parce que les questions qu'on se pose seul à 23h ne s'arrêtent pas à une frontière, viser aussi les indépendants français fait partie de l'ambition. Pas encore aujourd'hui. Mais l'idée est posée, et elle ne me quitte pas.
En attendant, si tu es en Suisse et que tu portes ton activité seul : tu n'as pas besoin de tout porter seul.
Patrick Beiner est Master Coach NLP et hypnopraticien NGH, fondateur de SeedJobs et Nova Solo. Il écrit sur l'intersection entre technologie, travail et réinsertion — sans bullshit, avec des pieds dans le réel suisse.